CONCEPTIONS ET OBSTACLES DANS
L'ENSEIGNEMENT-APPRENTISSAGE DE L'OXYDOREDUCTION.
Contribution à une épistémologie
appliquée à la construction
curriculaire.
Thèse
soutenue par Mohamed
Soudani le 17 septembre
1998
Directeur de
thèse : Danielle Cros
Université Montpellier 2 - Sciences et techniques
du Languedoc
Mots
clés : Concept
d'oxydoréduction, modèles, transposition
didactique, obstacles, modélisation.
Résumé
: Cette recherche consiste en une double analyse
épistémologique et didactique du
fonctionnement du concepts d'oxydoréduction, qui
va de la réflexion sur sa construction chez les
savants, jusqu'à l'identification de
problèmes qui se posent dans son
enseignement-apprentissage. Nous avons conjugué
deux analyses indispensables dans le travail didactique,
à savoir une analyse de la transposition
didactique de ce concept dans l'enseignement secondaire
tunisien de chimie d'une part, et une analyse empirique
des conceptions d'apprenants et d'enseignants de sciences
physiques à ce sujet (approchées par des
questionnaires) d'autre aprt. Les résultats ont
amené à conclure que :
L'enseignement de
l'oxydoréduction, en mettant l'accent de
façon unilatérale sur le modèle de
transfert d'électrons, sans l'inscrire dans une
démarche de modélisation progressive pour
faire prendre conscience à l'apprenant de
l'origine du concept, du domaine de validité et
des limites de chaque modèle redox, est non
seulement limitatif de la compréhension de ce
concept, mais représente un nid d'obstacles
même à l'acquisition de ce
modèle.
Cet enseignement n'a
pas permis aux apprenants d'acquérir un savoir
durable et mobilisable dans différentes
situations. Ceux-ci sont confrontés à des
obstacles du type langagiers, à des
difficultés et obstacles pour reconnaître
des phénomènes redox quotidiens, et des
réactions redox supposées connues. Le
savoir de l'enseignant reste, à quelques
détails près, identique à ce savoir
tel qu'il présenté dans les programmes et
les manuels scolaires.
Sur la base de
toutes ces analyses, est proposé une
démarche de modélisation.
L'ENSEIGNEMENT DE LA CARTE GEOLOGIQUE
DANS LE SECONDAIRE.
Bilan historique et didactique ; réflexion et
propositions d'apprentissage nouveau.
Thèse
soutenue par Pierre
Savaton le 22 septembre
1998
Directeur de
thèse : Guy Rumelhard
Université Paris 7 &endash; Denis Diderot
Cette thèse a
obtenu la mention très honorable avec
félicitations du jury
Résumé
: La carte
géologique n'est plus enseignée en
collèges et lycées, mais le reste en
premier cycle universitaire en géographie et en
sciences de la Vie et de la Terre. Elle fait toujours
l'objet de questions aux concours du Capes et de
l'agrégation. Révélatrice des
connaissances et théories géologiques de
son époque, elle est inséparable de
l'histoire de la géologie. Cette thèse fait
le point sur l'enseignement de la carte géologique
dans le secondaire et pose des repères pour de
futures recherches en didactique de la
géologie.
La première
partie de ce travail présente : une étude
descriptive des cartes géologiques
françaises depuis le début du XIXème
siècle (le savoir savant de
référence), une présentation des
textes officiels retraçant l'introduction puis
l'évolution d'un enseignement de la
géologie (le savoir à enseigner), une
analyse de l'enseignement de la carte géologique
proposé à travers un corpus de 150 manuels
scolaires (le savoir enseigné) et enfin, un examen
de la place de la carte géologique dans les
concours de recrutements (le savoir attendu des
enseignants) depuis le début du
siècle.
La deuxième
partie, après une analyse des dimensions spatiale,
temporelle et interprétative de la carte et le
constat à travers une enquête auprès
d'élèves de classes de première
scientifique de la non prise en compte de la part
interprétative de la carte, propose un ensemble de
suggestions pour un meilleur usage didactique de la carte
géologique.
Les cartes
géologiques françaises ont
été présentées dans
l'enseignement secondaire dès le milieu du
XIXème siècle à la faveur d'un
enseignement spécial destiné à des
carrières techniques dans l'industrie ou
l'agriculture. Le souci économique et pratique de
ces premières cartes rejoignait les objectifs de
cet enseignement. Jusqu'en 1959, l'enseignement
généralisé à tout le
secondaire reste limité à un commentaire
des différents terrains de la carte
géologique de la France. Après cette date,
apparaissent quelques exercices : de lectures ponctuelles
de la carte, de comparaison entre la géologie et
la végétation ou la géomorphologie,
de reconstitution de l'histoire géologique, de
construction de cartes simplifiées, de
construction de coupes. L'introduction d'un enseignement
de la tectonique des plaques au début des
années 80 marque la disparition des travaux
effectués sur la carte.
La carte traduit de
manière codée l'état des
connaissances géologiques de son époque.
Elle est un objet complexe par le codage des
différentes roches et terrains dans les trois
dimensions de l'espace et dans le temps. Cette
complexité est un obstacle majeur à son
apprentissage. Ces dimensions étant indissociables
d'un enseignement construit de la géologie, un
apprentissage de leur décodage cartographique est
incontournable. Il passe nécessairement par un
travail sur la représentation spatiale de la
disposition des terrains. Il doit permettre d'introduire
une réflexion sur la construction scientifique
d'un savoir, au delà de la géologie. Des
exercices sont proposés pour développer une
représentation opérationnelle de l'espace
géologique dans un esprit
épistémologique.
CONTRIBUTION À L'ANALYSE DES
PHASES MANIPULATOIRES DES TRAVAUX PRATIQUES DE PHYSIQUE
EN PREMIER CYCLE UNIVERSITAIRE.
Les apprentissages possibles à travers la conduite
de l'action.
Thèse
soutenue par Michel Beney
le 29 septembre
1998
Directeur de
thèse : Marie-Geneviève Séré,
Université Paris Sud &endash; Orsay
Résumé :
L'étude porte sur la description et l'analyse des
phases manipulatoires de séances de travaux
pratiques (TP) de physique de DEUG scientifique
(2ème année).
S'écartant
d'autres recherches en didactique qui se sont
intéressées à l'activité
expérimentale dans son ensemble, pour la relier
à l'apprentissage des concepts ou des
modèles, l'étude est consacrée
spécifiquement, et limitée à, la
phase d'action manipulatoire proprement dite.
Les questions
posées sont essentiellement : " Quels sont les
processus cognitifs mis en ¦uvre par les étudiants
pendant l'action ? " ainsi que : " Quels apprentissages
peut-on attendre des phases manipulatoires ? "
Les outils de
description sont les suivants :
Pour décrire les actions attendues, nous prenons
en compte le fait qu'un même signal (au sens de la
physique) peut être modifié par
l'expérimentateur de la même façon
par des actions de différentes natures. Aussi les
actions possibles peuvent se regrouper en trois ensembles
suivant qu'elles concernent le phénomène en
jeu, le dispositif de mesure ou la faisabilité de
l'ensemble. Ces actions possibles au cours de la
manipulation ont une structure de réseau en 3
pôles, centré sur le (ou les) signal
(signaux).
Pour décrire
l'activité cognitive effective
d'expérimentateurs pendant l'action, nous
analysons les choix réalisés parmi les
pôles d'actions définis
précédemment, en terme de :
a fait
l'enseignement de didactique du DEA de la chaire de
l'UNESCO de sciences de l'éducation de Brazzaville
(9-11 novembre 1998). Il a prononcé une
conférence au colloque de didactique interafricain
(12-13 novembre) et fait passer deux soutenances de
DEA.
a
participé aux rencontres REF 1998. Il a
présenté ses recherches sur la question de
la référence, au symposium consacré
à cette notion. Il a participé à une
table ronde à ce colloque.
a
présenté un panorama des recherches
didactiques au DEA de muséologie du Museum
d'Histoire Naturelle.
Langage(s) et travail : Enjeux de
formation.
Plusieurs
membres du LIREST sont intervenus au cours de ce
colloque, qui s'est déroulé à l'INRP
du 13 au 15 octobre 1998 :
Joël
Lebeaume (séance : Des acquis théoriques :
aspects historiques, sociologiques, ethnographiques et
cognitifs de la parole au travail) ; Daniel Raichwarg
(séance : Théâtre et communication) ;
Emmanuel Fourcade (séance :
Référentiels et programmes) ;
Jeanrené Doulin, Mustapha Galhouz (séance :
Univers sémiotiques et patrimoine enseignable) ;
Claudine Larcher (séance : Des acquis
théoriques : Aspects lingustiques, ergonomiques et
didactiques de la parole au travail) ; Najoua ben Ouadday
(séance : paroles sur le travail,
éléments de formation).
Contact : Eliane
Delannoy,
Cellule colloques INRP 29
Téléphone : 01 46 34 91 11
e-mail : Colloque@inrp.fr
André
Dumas Carré et Annick
Weil-Barais ont participé aux
rencontres REF 1998 (Réseau francophone de
recherche en éducation et formation) : " Savoirs,
rapports aux savoirs et professionnalisation " qui s'est
tenu à Toulouse les
26-29 octobre
1998. Leur contribution, " L'analyse des interactions
maître-élèves comme instrument
d'auto-contrôle de la gestion de la classe dans
l'enseignement scientifique " a été
discutée dans le cadre du symposium
organisé par Jacques Fijalkov et
Thérèse Nault intitulé "
Organisation de la classe ".
Maryline
Coquidé a animé un
atelier "Sciences expérimentales" au symposium de
Didactiques, à l'Université de Tunis le 4
novembre 1998. Elle a également
présenté une étude
réalisée conjointement par M.
Coquidé, J. Lebeaume et J.-L. Martinand
"recherches et postures de recherche en didactique de la
biologie et de la technologie".
La communication
tente de caractériser les recherches et les
postures de recherche dans les travaux de didactique de
la biologie et ceux de de didactique de la technologie.
l'essai de carctérisation repose sur l'analyse de
deux corpus constitués par les travaux et
recherches dans ces deux domaines.
Joël
Lebeaume lors de l'lInternational
Working Seminar for Scolars in Technology
Education.à Washington, du 24-27.septembre 1998 il
a présenté une communication Lebeaume, J. ;
Martinand, J.-L. "Technology education in France : a
school subject". 10 p.
Yves
Cartonnet a
participé