N°39

Mai/Juin 1999

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Journée LIREST
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DEA-Mémoires tutorés


JOURNEE LIREST

La journée LIREST du 28 mai a permis la présentation et la mise en discussion de travaux et de points de vue relatifs à des questions de diffusion et de médiatique.

En ce qui concerne le champ des animations et des ateliers de pratiques scientifiques, Dominique Davous (GREDIC) a rappelé les perspectives de l'association " Graine de chimiste ", et a présenté un projet de recherche visant à caractériser les pratiques d'animation dans différentes associations de culture scientifique.

Pour les musées, Jack Guichard (GDSTC) a précisé quelques concepts pour penser la médiatique, tels celui de recomposition sous contraintes pour concevoir un dispositif muséologique, celui de création du public par le média, ou celui d'impact pour évaluer ses effets.

Dans le domaine de la vulgarisation et des spectacles de science, Daniel Raichvarg (GHDSO) a rappelé la dimension historique d'une mise en critique par le public, et pas seulement par les initiés. Il a développé l'idée de l'importance d'une culture de diffusion, en lien avec un espace public et un espace social des sciences. Dans l'espace clos en libre accès que constitue une création de culture scientifique, il ne peut y avoir référence uniquement à la fonctionnalité et la rationalité. Le symbolique et la production de lien avec le scientifique apparaissent essentiels.

(résumé effectué par Marylin Coquidé)

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INTERVENTIONS

Mars 1999

20-27 / A la demande de l'Ambassade de France et de l'Agence Universitaire Francophone, Béatrice Salviat s'est rendue à Hô Chi Minh-ville et à Hanoi pendant la semaine du 20 au 27 mars pour visiter des classes et rédiger les sujets de SVT du baccalauréat vietnamien, mention francophone.

Avril 1999

7 / Journée des sciences à l'école, Drancy. Les classes engagées dans la main à la pâte ont présenté leur activité ; des stands tenus par des grandes écoles, partenaires de l'opération, des associations, des éditeurs ou fabriquants de matériel ont permis chacun de faire connaître leur offre d'aide. Le site La main à la pâte a bien sûr retenu l'attention des visiteurs.

7-9 / Yves CARTONNET a présenté une communication au 6ème colloque PRIMECA sur la Conception Mécanique Intégrée : " Contribution à l'enseignement de la conception distribuée : le projet CodiMI et son analyse didactique ".

13-25 / Dans le cadre d'une mission UNESCO, Jean LAMOURE a participé à l'évaluation de la réforme de l'enseignement supérieur au Cameroun.

21 / Yves CARTONNET a participé au séminaire " Technologie " de l'IUFM d'Aix-Marseille. Il y a présenté un exposé sur : " La maîtrise des modes opératoires avec ou sans multimédia ".

Mai 1999

5 / Jean-Louis MARTINAND a donné une conférence " technologie et orientation &endash; les pratiques socio-techniques de référence " à Noisiel, dans le cadre du Plan national de formation.

9-13 / Paul BROUZENG est conférencier invité du colloque international SHERBROOKE 2000 qui se tiendra du 9 au 13 mai à l'Université de Sherbrooke (Québec) sur le thème : De la vielle Europe aux nouveaux mondes - Les mutations du livre et de l'édition dans le monde du XVIIIème siècle à l'an 2000.

26 / Jean-Louis Martinand a donné une conférence " la technologie au collège aujourd'hui " au CNFEI, rue de Cronstadt, Paris (enseignement " adapté ").

Juin 1999

31 mai - 1-2 juin / Marie-Geneviève SERE et Jean WINTHER ont fait la conférence introductive (" Les Sciences par l'expérience : une bonne formation ? Quelques données européennes ") au colloque de Promosciences 1999 (Association pour la promotion des premiers cycles scientifiques). Le thème du colloque était : Où vont les sciences en France et en Europe ? La nature des sciences enseignées au lycée et à l'Université, répondra-t-elle aux besoins, les sciences sont-elles difficiles ? Pourquoi et comment les faire aimer ?

7 - 11 / Jean-Louis MARTINAND a prononcé deux conférences au Colloque international " Didactique des disciplines et formation des formateurs " de l'ENS d'Antanarivo à Madagascar. L'une portait sur la modélisation dans l'enseignement des sciences et l'autre sur la formation des enseignants.

10 / Yves CARTONNET a présenté une communication à la journée thématique PRIMECA (IFMA, Clermont-Ferrand) relative à l'utilisation d'intranet dans la Conception de produits et systèmes Mécaniques Assistée par Ordinateur : " L'utilisation d'un site intranet en auto-formation. Expérience à l'ENS de Cachan ".

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PUBLICATIONS

Le rapport du Groupe Recherche-Formation de l'Université Rennes 1 - CCAFE - MAFPEN pour lequel J. Lebeaume a assuré la fonction de consultant scientifique, est paru : Quelle technologie pour quels apprentissages ? Rennes, CCAFE, 1999 (rapport du Groupe Recherche-Formation), par FERRE, C. ; LEBEAUME, J. ; LUMEAU, P. ; MORISSET, J. ; RICHARD, S. ; WALGER, E.

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INFORMATIONS
Claudine Larcher a été élue Présidente de la commission de spécialistes de l'INRP.

A la demande du CNP, Béatrice Salviat est membre du GTD (groupe technique disciplinaire) chargé d'élaborer les programmes de sciences de la vie et de la Terre pour le lycée français de l'an 2000.


Technologie de l'information et de la communication pour l'enseignement et la diffusion

Pour s'inscrire à cette option, dirigée par Georges-Louis Baron (INRP), renseignements et inscriptions pédagogiques : téléphoner au secrétariat ( 01 46 12 87 09).


Séminaire de didactique des sciences expérimentales de l'INRP.
 

Dates 1999-2000

1999 : 18 novembre ; 9 décembre ;
2000 : 13 janvier ; 24 février ; 9 mars ; 20 avril ; 4 mai Les séances ont lieu de 14h. 30 à 17h.30, salle Paul Lapie.

De plus amples précisons seront données dans La Lettre n° 40 de septembre-octobre 1999.

L'Expérimentation dans l'enseignement des sciences. Hier et aujourd'hui

Journée d'études, 20 octobre 1999
A l'INRP, de 9 heures à 17 heures

Cette journée réunira des historiens des sciences de l'éducation, des didacticiens et des pédagogues autour de la question de l'expérimentation dans l'enseignement des sciences physiques à l'école primaire, au collège et au lycée.

Il s'agira de replacer cette pratique pédagogique dans une perspective historique en la confrontant aux leçons du passé (démonstration expérimentale, cabinets de physique, exercices pratiques, leçons de choses). Plus généralement, par son déroulement pendant la semaine de la science, cette journée s'inscrit dans la réflexion actuelle menée sur la situation de l'enseignement expérimental dans l'enseignement.

(communiqué)

Renseignements :
Service d'Histoire de l'éducation (URA CNRS 1397)
INRP, 29, rue d'Ulm 75005 PARIS
Tel : 01 46 34 91 03 / 01 46 34 91 52
Fax : 01 46 34 91 04
e-Mail : cbalpe@inrp.fr


Académie des sciences

Elle décernera à l'automne 1999 les prix La main à la Pâte, distinguant les écoles ou classes, de l'enseignement public ou privé, engagés ou non institutionnellement dans l'opération, qui ont mené au cours de l'année 1998-99 des activités scientifiques expérimentales dans leur classe. Les dossiers de candidature doivent être envoyés avant le 16 juillet 1999 à :

Béatrice Ajchenbaum-Boffety Cellule de communication pédagogique la main à la pâte ; Académie des sciences 23 quai de Conti 75006 Paris.

Pour tout renseignement complémentaire : http://www.inrp.fr/lamap , http://www.acad-sciences.institut-de-france.fr ou www.educnet.education.fr


Jules Ferry

A signaler, la thèse de Pierre Kahn, sous la direction de Claude Lelièvre (Université Paris V), intitulée : " L'enseignement des sciences à l'école primaire au moment des lois Ferry " et soutenue le 15 juin 1999.

 

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DEA 1998-1999

MEMOIRES TUTORES

Dans le cadre de leur DEA, les étudiants effectuent un mémoire de stage tutoré. La Lettre publie ci-dessous les résumés d'une sélection de ces mémoires. Rappelons que tous peuvent être consultés au LIREST, à l'ENS-Cachan (pour les mémoires 1997-98, voir La lettre n° 34, mai /juin 199.


L'enseignement technique dans le Dictionnaire de pédagogie de Ferdinand Buisson

Par Martine Paindorge
Tuteur : Vincent Troger

Quelles sont les relations de l'enseignement technique avec l'industrie, avec l'enseignement primaire, avec l'enseignement primaire supérieur ? Quelle est la place de l'enseignement professionnel dans l'instruction féminine ?

Ces questions sont étudiées au travers des deux éditions (1887 et 1911) du Dictionnaire de pédagogie. Le mémoire contribue à la recherche menée par l'IUFM de Versailles " Histoire de l'enseignement, enjeux sociaux et épistémologiques ".

Une lecture exhaustive des tomes permet de repérer les entrées relatives à l'enseignement technique. Puis l'étude de la variance conduit à l'établissement d'une liste d'articles diffusés dans les deux parutions, rendant possible la comparaison de certains textes, choisis en fonction des questions de recherche.

L'analyse montre qu'à la fin du siècle dernier les liens entre l'enseignement technique et l'industrie sont importants, dans la création des établissements comme dans leur gestion. Les programmes d'enseignement, même s'ils comportent une base commune, sont établis pour tenir compte des besoins locaux des entreprises.

Cette relation forte avec l'entreprise se retrouve pour l'enseignement professionnel des filles, limité à celui des Ecoles Professionnelles de Commerce et d'Industrie (EPCI) ainsi qu'à celui de certains organismes privés. Il faut appréhender cette situation dans un contexte d'instruction féminine en pleine organisation.

Quant aux relations avec le primaire et le primaire supérieur, c'est plutôt d'une différence de finalités qu'il s'agit : vocation d'instruction générale pour l'enseignement primaire qui continue dans les Ecoles Primaires Supérieures alors que les EPCI offrent une formation professionnelle directement utilisable.


Objectivation des difficultés et des facilitations liées à l'utilisation d'une machine dans une tâche de problématisation durant une séance de travaux pratiques

Par Nathalie Devèze
Tuteur : Yves Cartonnet

Depuis la réforme des Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles de 1995, des options spécifiques aux Sciences de l'Ingénieur ont été introduites dans les différentes sections. Cet enseignement est en grande partie effectué en Travaux Pratiques, les élèves travaillant en petits groupes sur des machines instrumentées. L'enseignant doit alors porter une attention toute particulière aux éventuelles difficultés rencontrées par les élèves lors de la manipulation du système technique.

Pierre Rabardel a développé le modèle S.A.I. (Modèle des Situations d'Activités Instrumentées) qui permet de décrire ces phases de travail avec instrument. Il a aussi mis en évidence les notions d'instrumentation et de médiation épistémique et pragmatique qui ont permis d'objectiver les problèmes manipulatoires rencontrés par les élèves.

Une étude de cas a été effectuée dans une classe de PCSI de la région parisienne, 7 binômes étant observés. Ils ont travaillé sur une tâche de problématisation consistant à régler une machine pour obtenir une performance spécifiée.

La facilitation apportée par l'utilisation du système durant la phase de médiation épistémique aurait du permettre aux élèves d'obtenir des informations essentielles concernant la conclusion attendue. Cependant, les étudiants sont restés à un stade de médiation épistémique dite " sensible " et n'ont donc pas réussi à établir de médiation épistémique " objective ". En effet, l'observation des essais n'a pas été suivie d'une période de réflexion et n'a pas abouti à une synthèse de ceux-ci.. Les difficultés rencontrées lors de cette phase peuvent être expliquées par une instrumentation très lourde qui a accaparé leur attention et ne leur a donc pas permis de prendre un recul suffisant.

De plus, ils ont aussi des problèmes lors de l'utilisation du matériel. En effet, des difficultés se sont présentées lors de deux phases de médiation pragmatique. Elles avaient probablement pour cause une méconnaissance, pour l'une d'entre elles, d'un concept fondamental de la mécanique et pour l'autre, du mode de commande impulsionnel.


Objectivation des relations entre élèves lors de tâches de problématisation d'un problème technique sur machine, à résoudre collectivement

Par Rémy BRASSET
Tuteur : Yves Cartonnet

Depuis la réforme des Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles de 1995, des options spécifiques aux Sciences de l'Ingénieur ont été introduites dans les différentes sections. Cet enseignement est en grande partie effectué en Travaux Pratiques, la classe est alors divisée en petits groupes entre lesquels l'enseignant doit partager son temps d'intervention. Cette structure doit favoriser le développement d'un travail et d'apprentissages collectifs, non plus à partir de représentations communicables mais par l'intermédiaire d'un système technique.

La théorie de l'activité développée par Kuuti pose des questions sur la planification et la distribution du travail. Le concept de tutelle proposé par Bruner permet de décrire les éventuels enseignements entre élèves.

Une étude de cas a été effectuée dans une classe de PCSI de la région parisienne, 7 binômes étant observés. Ils ont été filmés au cours d'une tâche de problématisation consistant à régler une machine pour atteindre une performance spécifiée.

Cette problématisation aurait du conduire les élèves à une étude de faisabilité des méthodes de résolution possibles. Cette étude n'a été réalisée par aucuns des groupes observés. Cinq binômes ont utilisé la machine pour expérimenter des configurations de réglages. Un seul a suivi une démarche expérimentale, les autres ayant procédé par tâtonnement. Les élèves ne sont pas distribués le travail à priori mais se sont adaptés aux postes de travail disponibles sur le système. C'est donc la machine qui a réparti le travail entre les étudiants. Les enseignements réciproques observés ont été pratiqués sur un mode de tutelle avec aide de substitution et n'ont porté que sur des problèmes de manipulation du système.

Ces résultats peuvent être expliqués par l'inexpérience des élèves tant du point de vue de la tâche qui leur a été confiée que vis à vis de la maîtrise de la machine.


La place des activités pratiques dans l'enseignement de la biologie au lycée

Par Iman LIKA
Tuteur : Marilyn Coquidé

A la suite de tous les changements qu'a connu l'enseignement de la biologie au cours des dernières années, on constate que l'expérimental et les activités pratiques se veulent au centre de l'enseignement.

Les activités pratiques permettent principalement l'acquisition de savoirs et de savoir-faire. Elles contribuent à la constitution d'un référent empirique et à l'apprentissage de compétences. Elles permettent d'acquérir un esprit critique, ainsi que la démarche expérimentale.

L'autonomie des élèves lors des activités pratiques est relative, elle est liée à plusieurs facteurs: les moyens du laboratoire, les programmes, les objectifs, etc..

L'apport des nouvelles technologies est très positif. Elles dégagent du temps pour le travail de la conception de l'analyse expérimentale, et les élèves apprennent de façon active des savoir-faire méthodologiques et techniques. Mais, il y a des fois où on n'obtient pas les résultats attendus. On est donc confrontés à la résistance du réel. En fait, il y a non seulement résistance du vivant, mais aussi du technique. Pour gérer ces incidents critiques, les enseignants adoptent tous la même attitude qui est celle d'avoir des inscriptions prêtes à donner aux élèves pour ne pas rater complètement la séance. Ces incidents sont très intéressants et très formateurs pour les élèves. Ils leur permettent d'acquérir un esprit critique.

L'apport des activités pratiques aurait été beaucoup plus important, s'il n'y avait pas un certain nombre de contraintes qui font que tout ne se passe pas comme on l'aurait souhaité. L'enseignant dans sa pratique se trouve confronté à un certain nombre de contraintes. C'est le cas du matériel avec tous les problèmes liés à cet aspect (absence de maintenance, matériel inexistant ou en nombre réduit, absence d'aide technique...) ; il y a aussi le temps (l'activité pratique doit en général tenir dans un laps de temps d'une heure et demie, ce que la majorité des enseignants considère comme insuffisant), mais, il y a aussi d'autres contraintes: les programmes, l'éducation à la sécurité des élèves, l'effectif, etc.


Saut en hauteur en fosbury et aptitudes : Etude de corrélations sur des enfants de 13 à 14 ans

Par Guillaume LAFAYE
Tuteur : Alain Durey

L'étude part de deux constats :

- d'une part, l'analyse des meilleurs sauteurs français voire mondiaux montre une prédominance du rôle de la taille ainsi que de l'indice skellique (rapport jambe/taille) pour cette catégorie d'athlète. Cela laisse à penser qu'il s'agit de facteurs de performances.

- d'autre part, nous avons constaté le soucis permanent des enseignants d'EPS de minorer la performance en fosbury par des données subjectives comme la taille ou la taille des jambes.

L'étude a donc pour objet d'étudier les corrélations existant entre différents facteurs morphologiques (taille et indice skellique), physique (détente appel un pied) et les compétences développées en fosbury (habileté motrice et performance) sur une population d'élèves de 13 à 14 ans.

On a pu mettre en évidence, d'abord, la distribution gaussienne de la totalité des facteurs pour l'ensemble de la pomulation. La courbe des distributions est unimodale sauf en ce qui concerne l'indice skellique, à caractère trimodal. Ceci s'explique par les différences de maturité physique liées à la croissance pubertaire. Enfin, on constate une homogénéité et une centration autour de la moyenne pour le niveau d'habileté, phénomène normal en début de cycle d'apprentissage.

L'étude de corrélation montre différents phénomènes :

- la détente appel un pied est le facteur le plus explicatif quant à la performance ;
- la taille n'influe pas la détente mais elle est le facteur morphologique le plus explicatif de la performance ;
- l'indice skellique n'a aucune incidence sur la performance, et au contraire semble être un handicap quant à l'habileté motrice. ceci s'explique par l'échantillonnage particulier de la tranche d'âge ;

On note enfin des différences liées au sexe dans ces corrélations, ce qui a permis d'établir deux équations de régression distinctes :

- pour les filles : y = 0.808 X + 0.829 pour R2 = 0.51
avec y= performance et X = détente.
- pour les garçons : y = 0.628 U + 0.539 X + 0.047
avec U = détente et X= taille

Enfin, une équation mixte, générale et plus fiable pour les performances extrêmes peut permettre notamment la prédiction en milieu fédéral (erreur-type= 7cm) :

Y = -0.697 a + 0.861 b+ 0.414 c + 0.193

avec :
a = taille,
b = hauteur maximale touchée avec une main
c = habileté (noté de - 0.3 à + 0.3)


La formation à l'évaluation à l'IUFM de Créteil

Par Thierry CHOFFIN
Tuteur : Bernard David

Ce travail s'inscrit dans le cadre d'un processus de recherche mené par l'INRP sur l'évaluation en Education Physique et Sportive, recherche intitulée "Contribution à la formation des professeurs stagiaires d'Education Physique et Sportive dans le domaine de l'évaluation et de la notation".

Ce qui est visé à travers la recherche est l'analyse descriptive et compréhensive des systèmes de formation à l'évaluation afin de cerner ce qui fait blocage ou ce qui fait émerger la compétence en terme d'évaluation chez les enseignants stagiaires, avec pour intention à moyen terme de construire un module de formation à l'évaluation dans le cadre de l'IUFM.

La contribution de ce travail a été de recueillir un ensemble de données préalables relatives à l'analyse du système organisationnel de la formation dans le contexte spécifique de Créteil. Les moyens retenus ont été d'identifier les niveaux macroscopiques (vision systémique du processus de formation) et microscopiques (vision plus fine des représentations et actions des enseignants stagiaires ) du contexte de formation, afin de relever la place de la formation à l'évaluation, le type de contenu transmis en matière d'évaluation, le partage des rôles dans le cadre de cette formation ainsi que la contribution de différentes voies de formation à la construction de l'expérience professionnelle des stagiaires.

Le choix a été d'étudier d'une part l'ensemble des connaissances transmises dans le cursus de formation et ce de la manière la plus objective possible (étude n°1) et d'autre part de sonder par interviews l'expérience sociale vécue des stagiaires en matière d'évaluation (étude n°2).


Le lancer franc chez de jeunes basketteurs de niveau international. Contribution à une analyse biomécanique du tir.

Par Rachid ZIANE
Tuteur : Alain Durey

Les entraîneurs se représentent le lancer franc comme une technique unique, laissant peu de place aux adaptations. Il existerait cependant plusieurs façons de réussir un lancer-franc. Cette recherche a comparé des styles de lancer-franc entre : genres, morphotypes et individus aux morphologies très prochesŠ

Six basketteurs (basketteuses) ont été équipé (e) s de marqueurs articulaires au niveau du membre supérieur. Cinquante tirs ont été filmés par sujet. Les images numérisées ont été traitées avec le logiciel VD de BIOMETRICS. Nous avons réalisé des kinogrammes, des courbes de position et de vitesse angulaire et des trajectoires articulaires, représentant des tirs calés, normalisés et moyennés : réussis et manqués par sujet, par genre et en combinant ces caractéristiques.

L'analyse montre un repositionnement de l'épaule par rapport à la verticale et un mouvement plus ample pour les tirs parfaits. La comparaison entre les genres montre une plus grande participation des membres inférieurs et une plus grande flexion du coude chez les filles. La comparaison interindividuelle montre une accélération constante du déploiement du coude une fois l'épaule et le regard fixés. Le lâcher de balle correspond à la vitesse d'extension et à l'extension maximales du coude et à une trajectoire rectiligne du poignet - donc une poussée, alors que les entraîneurs y voyaient un " fouetté " !

Il existe des différences fondamentales de trajectoires articulaires entre sujets. La technique unique serait donc un leurre : les entraîneurs sont invités à respecter davantage la créativité du pratiquant.


Rapport au savoir dans l'apprentissage de la biologie. Utilisation d'un outil d'analyse et comparaison entre les élèves et leur enseignant

Par Véronique ELOI
Tuteur : Cécile Vander Borght

Quel sens les élèves attribuent-ils à la biologie ? Cette recherche a pour objet de caractériser le rapport au savoir des élèves et de le confronter avec celui de leur enseignant. Le concept de rapport au savoir ne peut être appréhendé qu'à travers une analyse systémique de la face objective de l'activité, renvoyant à la discipline et à ses contenus et de la face subjective, déterminée par le sujet et son histoire singulière. Cette analyse conduit à trois questions : qu'apprend-on en biologie ? Pourquoi apprend-on en biologie ? Comment apprend-on en biologie ?

A l'aide de bilans de savoir, nous avons procédé à une étude qualitative et quantitative de la forme et du contenu des réponses. Nous notons que les élèves privilégient les savoirs théoriques afin de mieux comprendre le monde environnant. Les garçons font apparaître une volonté d'augmenter leur culture; les filles partagent cette optique mais dans une moindre mesure, elles trouvent d'avantage d'intérêts à l'utilisation de ces savoirs dans la vie quotidienne.

Par la suite, nous avons mis en relation les bilans des élèves avec les résultats d'une investigation menée auprès de leur enseignante. La confrontation des deux études met en évidence des points de convergence et de divergence :

- convergence dans les différents types de rapport dégagés

- divergence dans les degrés de distanciation et les facultés d'objectivation du savoir.

Le rapport au savoir en biologie apparaît relativement stable mais il semble que la dimension sociale influence les versants épistémiques et identitaire de ce concept entraînant les différences enseignante / enseignés.

Ce thème a fait l'objet d'une recherche coopérative I.N.R.P.-L.I.R.E.S.T. qui a fait progresser la connaissance des opérations intellectuelles et de la gestion de la classe, a débouché sur des propositions pour les sciences expérimentales de l'école primaire au lycée et permis d'élaborer un " schéma de la modélisation " pour étudier les aspects comportementaux et curriculaires. Il s'agit maintenant de mettre l'accent sur les problèmes d'objectivation des phénomènes qui impliquent des modélisations (objets ou processus cachés ou complexes), sur les fonctions de l'expérimentation et de la simulation dans leur relation à la modélisation (sciences physiques et biologiques), sur les rapports entre langages symboliques graphiques et modélisation, en tenant compte des impératifs de la normalisation et de la généralisation de la conception-fabrication assistée (disciplines technologiques).

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